Exposition PATATE  | Centre d’art et de design de La cuisine | Négrepelisse | 2019

Projet collaboratif avec Élise Carron , Céline Domengie et Jean-Paul Thibeau

 

DES VARIATIONS SANS FIN | vidéos l 2018

TABLE DES CONVERSATIONS,  Céline Domengie l Tentures  et POPATATE, ÉLISE Carron l ALAMBIC, Quentin Destieu


© Ph : Babeth Rambault et Céline Domengie

GAMELLE | Spectacle d’objet et sculpture  l 2019

LE FOUDROYÉ | performance  l  Jean-Paul Thibeau

SCULPTURE & CO | vidéo l 2015

Quatre artistes, Elise Carron, Céline Domengie, Babeth Rambault et Jean-Paul Thibeau, explorent chacun à leur manière les potentialités de la pomme de terre. Ils proposent ici une aventure artistique, une enquête partagée, des récits, des expériences, des pratiques à partir de cet aliment : la manière de le cuisiner, son histoire, son imaginaire. Non sans humour, l’exposition se présente comme un terrain, une parcelle, un atelier d’artiste où les choses se pensent, se font, se défont et se ratent aussi. Des mouvements, des actions, des textes, des paroles et des borborygmes semble s’y auto-engendrer. Objets, sculptures, vidéos, photographies composent ainsi une sorte de fable de réflexions prosaïques, artistiques et philosophiques autour de la pomme de terre. Parce qu’après tout, la patate, c’est le motif, la forme la plus humble et la plus universelle. N’importe qui peut reconnaître ce tubercule simple, oblongue ou rond. Sa représentation dans l’histoire de la peinture marque aussi une révolution comme présentation d’un objet ou d’une culture prosaïque : la récolte des Pommes de terre dans L’Angelus de Millet, Les mangeurs de pommes de terre de Van Gogh, etc. Et dans l’art contemporain elle garde toujours une actualité particulière. Enfin, c’est l’aliment de base qui par son importation et sa culture a sauvé maintes populations de la famine.

Chose transitive, elle est objet de multiples migrations. Sa forme archaïque et irrégulière, aux contours souples, est porteuse d’associations esthétiques, poétiques, créatives, culturelles et politiques.


Avec une oeuvre invitée : L’alambic DIY de Quentin Destieu.

4 vidéos sur écran font apparaitre des saynètes très courtes de 1 mn 50 s se succédant d’un écran à l’autre. Elles mettent en scène des sculptures aux corps mous qui dans un processus de transformation sans début ni fin, sont traversées par des pommes de terre sous forme d’expulsions et d’ingestions très lentes comme dans un organisme vivant. Les sculptures sont des formes tubulaires en mousse usées, assemblées et réassemblées pour former des variantes transitoires d’une même sculpture.

GAMELLE | Installation pour le spectacle d’objet et sculpture  l 2019